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Monart - JoujoulacUn fabricant de jouets de bois en forêt de Compiègne, Monart-Joujoulac
De 1900 à 1969 :
Fondée en 1900 par Georges Monart (1872-1950) à Lacroix Saint-Ouen, dans l'Oise, près de Compiègne, l'usine de boissellerie fabrique dans un premier temps des articles et ustensiles de cuisine en bois. Sa spécialisation évolue rapidement vers les jouets en bois pour filles et garçons. L'activité est poursuivie, à partir de 1938 par le fils, Pierre Monart (1911-1999). Sans quitter totalement la boissellerie, la production évolue vers les jouets roulants en bois laqué, et l'Usine Monart dépose et adopte en 1949 la marque commerciale "Joujoulac". L'entreprise cesse toute activité en 1969. Les hêtres de la forêt de Compiègne et la présence locale d'un certain nombre d'entreprises de transformation du bois expliquent la fabrication de la boissellerie et des jouets Monart-Joujoulac.
Les traces du passé :
Les bâtiments industriels disparaissent en 2001 mais, en 2000, l'imposant moteur à l'huile lourde Duvant, force motrice principale de l'usine de 1920 à 1950, a été donné à une association en vue de son installation dans un musée industriel et les archives de l'entreprise ont été remises aux Archives départementales de l'Oise qui ouvre la Fonds Monart
1930, Ric et Rac :
Dans les années 30, Georges Monart n'hésite pas à créer un jouet de dessinateur. La mode était alors d'adopter, dans le monde des jouets, des personnages issus de la presse illustrée et du dessin animé à l'instar de l'Amérique de Walt Disney. Pol Rab (1898-1933) compte parmi les illustrateurs les plus en vue du premier tiers du XXe siècle. Dessinateur, affichiste, décorateur de théâtre, il crée en 1927, chez Arthème Fayard, le journal Ric et Rac du nom d'un couple de chien à l'humour caustique. Le fox-terrier blanc Ric et la petite scottish-terrier noire Rac, dans une ambiance très Arts Déco, se transforment vers 1930 en jouets à traîner, ensemble sur le même support et remuant leur queue en mesure.
L'aventure de l'automobile :
Les jouets de locomotion "Joujoulac" s'inscrivent dans l'histoire de l'automobile. En effet, alors qu'elle commence son essor au début du XXe siècle, Monart lance ses jouets roulants, aux éléments mobiles. Et après la Seconde Guerre mondiale, qui interrompt cette activité, le nom de "Joujoulac" recouvre la création de jouets roulants en bois soigneusement laqués : autos bennes, camions, autogrues, tracteurs, autobus, trains, camions de pompiers. Le hêtre, hôte de la forêt de Compiègne, est le matériau par excellence pour les jouets en bois laqués. Son homogénéité lui donne un rendu très fin et c'est un bon support pour les peintures vives. L'entreprise compiègnoise propose une large gamme de véhicules dont quelques uns offrent toits démontables, capots ouvrants ou sièges amovibles. On ne saurait trop souligner le succès de certains jouets. Le camion, parfois de bonne taille, permet le transport de multiples marchandises propres à servir l'imagination enfantine.
1956, La DS 19 et l'Oscar du jouet :
Monart-Joujoulac reste attentif à l'actualité. En témoigne la reproduction de la DS 19, clou du Salon de l'Automobile d'octobre 1955. Cette Citroën mythique, produite sous diverses formes jusqu'en 1975, connaît à ses débuts un succès fulgurant qui contribue à celui du jouet. Allié à la qualité de fabrication propre à "Joujoulac", cet éclat lui vaut l'Oscar du jouet dans la catégorie "Premier Âge" dès 1956, garantissant la notoriété de la nouvelle marque. Ce texte est tiré du catalogue de l'exposition « Jouets de bois d'autrefois ‘Monart-Joujoulac' en forêt de Compiègne », du 4 juin au 2 octobre 2005, au Musée de la figurine historique à Compiègne.
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Présence des jouets Monart-Joujoulac dans les musées : Musée du jouet de la rue de Rivoli à Paris ; Musée Antoine Vivenel à Compiègne.
Quelques citations en marge de l'exposition :
« Donner des jours heureux, non avec un jouet vite cassé et difficile à réparer, mais avec un jouet de bois qui défiera le temps. Les choses les plus simples sont toujours celles qui durent le plus longtemps. » Andrée CORVOL-DESSERT, historienne des forêts, en conclusion de son article « Revoir les jours heureux » figurant au catalogue de l'exposition.
« Les jouets de bois ne sont pas des objets ordinaires. La preuve : ils sont à présent dans les musées et font l'objet d'expositions. Le sujet est devenu d'intérêt général. Et cela, parce que, comme l'a dit Mme Monica Burckhardt, longtemps conservateur du musée du jouet, rue de Rivoli à Paris, « les jouets de bois sont de tous les temps et de tous les pays. » Cependant, des jouets de bois, pris en particulier, sont d'un seul temps et d'un seul pays. Les jouets Monart-Joujoulac sont du Compiégnois et du XXème siècle. » Philippe MONART, fils de Pierre et petit-fils de Georges MONART, dans son discours de remerciements à M. Philippe MARINI, Maire de Compiègne, Sénateur de l'Oise, à l'occasion de l'inauguration le 4 juin 2005.
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Pour de plus amples informations, nous vous invitons à visiter le site : http://joujoulac.estsurle.net/
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